plongée sous marine

<< retour
Sur les traces
des Mayas
Une nature
généreuse
La plongée Les villes
coloniales
 
playa del carmen

 
LA PLONGEE

 

Révélé au monde par l’un des célèbres films documentaires du commandant Cousteau, le récif de Palancar, prémisse de la deuxième plus grande barrière de corail au monde, attire aujourd’hui des milliers de plongeurs. En terre maya, ces derniers découvrent aussi les fameux cenotes qui ouvrent vers le monde mystérieux des entrailles de la terre.

voyage, mexique

La récif de Palancar

De la petite île de Contoy au nord à la frontière avec le Belize au sud-est, la péninsule du Yucatan est bordée d’une barrière de corail qui distille ses trésors aux nombreux visiteurs du monde sous-marin qu’elle accueille chaque année. C’est en 1961 que Jacques-Yves Cousteau accoste aux rivages de Cozumel à bord de La Calypso. Son équipe se met en

plongée sous marine
place et démarre le tournage de ce qui demeure à ce jour l’un de ses plus beaux documentaires, révélant alors au monde la beauté colorée du désormais célèbre récif de Palancar.
Car c’est dans cette région, entre les îles du nord-est du Yucatan et la côte mexicaine, que débute un immense système récifal, le deuxième en taille et en importance après la Grande Barrière de corail australienne. Filant vers le sud, il longe ensuite les côtes du Belize et du Guatemala pour se terminer le long de celles du Honduras.
     
Cozumel

Cozumel est surtout réputée pour ses plongées en dérive dans le courant - qui peut atteindre cinq nœuds -, le long de grands tombants baignés d’une eau plus claire que sur la côte continentale. Les immersions se font le plus souvent au sud-ouest de l’île, sur des sites qui ont pour nom Palancar ou Santa Rosa. Le récif de Chankanaab attire particulièrement les plongeurs car on y a immergé quelques artefacts pour le plus grand plaisir des visiteurs : une statue en bronze du Christ, une statue de la Vierge, des canons, des ancres ainsi qu’un bateau coulé pour l’occasion.

On y découvre la faune typique de la zone caraïbe avec ses poissons anges, ses barracudas, ses tarpons, ses bancs de mulets ou de perroquets. On y rencontre aussi des raies aigle, quelques raies manta, des marlins et des espadons en avril, des requins marteaux, des requins baleines (rares) et des requins dormeurs.

plongée sous marine
plongée sous marine
cliquez pour agrandir
     
Cette dernière famille est d’ailleurs étroitement liée à la région depuis que la spécialiste américaine de ces espèces, Eugénie Clark, a mis en évidence son comportement sédentaire dans les grottes du récif de Los Manchones, au large d’Isla Mujeres, où elle « s’alimente » grâce aux bulles d’air émises par des sources hydrothermales. On croyait jusque là que les requins ne pouvaient pas s’arrêter de nager sous peine de manquer d’oxygène et de se noyer. Mais l’espèce phare de la région reste indéniablement la tortue marine. Elle est à ce point présente que les Mayas croyaient que le monde reposait sur sa carapace. Il n’est pas rare d’en observer des spécimens y compris au large de Cancun, au jardin sous-marin de Punta Nizuc, à Los Cuevones ou encore parmi les hauts-fonds de Chitales. Elles côtoient les dauphins du côté des sites plus profonds tels que El Tunel, San Toribio et San Miguel.
 
plongée sous marine
cliquez pour agrandir
     
retour haut de page ^

Riviera Maya

Mais c’est naturellement sur le site de Tortuga, au sud de Playa del Carmen, que les tortues sont le plus facilement visibles et que l’on peut parfois en compter jusqu’à trente par plongée. Dans cette même zone de Playa del Carmen, on visitera les récifs peu profonds de Jardines, Mooche, Coco Beach, Barracudas, Sabelos et Punta Pietra. Plus profond, on trouve le superbe spot de Punta Venado, au très beau corail, ainsi que le tombant de Cantil qui file jusqu’aux abysses.

On ira aussi jeter un coup d’œil à la belle épave du Mama Vina, un transporteur qui assurait la liaison entre Cancun et Isla Mujeres, immergée volontairement il y a quatre ans et qui abrite un banc de lutjans, des barracudas, des empereurs, des écureuils et des poissons hachettes cuivrés.
plongée sous marine
     
L’hiver constitue généralement la meilleure saison pour venir plonger sur les côtes du Yucatan mais c’est aussi très bien en mai et juin. Reste que c’est toute l’année que l’on peut découvrir l’autre grande spécialité du Yucatan subaquatique : la plongée dans les cenotes, ces cavités de roches calcaires, plus ou moins remplies d’eau douce, qui ouvrent sur le vaste domaine de galeries noyées qui serpentent à l’intérieur du massif karstique du Yucatan. Et pour pénétrer dans cet univers particulier aux frontières de l’eau et de la terre profonde, rien ne vaut une incursion dans le cenote de Chakmool.
 
     
A trente kilomètres de Playa, le site se cache dans une épaisse végétation bourdonnante de moustiques et de colibris d’où l’on débouche sur un lumineux trou bleu émeraude. En suivant le fil d’Ariane qui nous guide à travers son ouverture, nous longeons un couloir noyé concrétionné de fossiles marins. Le passage s’élargit peu à peu sur une avalanche de stalactites et de stalagmites formées il y a bien longtemps par le ruissellement de la pluie. De temps à autre, une cheminée remonte jusqu’à une poche d’air qui permet d’admirer, hors de l’eau, d’autres splendeurs spéléologiques du monde souterrain.
 
     
Parfois, un rai de lumière permet d’en apprécier toute la magie sans les indispensables lampes qui accompagnent ces plongeurs d’un autre genre. Développée dans le Yucatan au cours des années 80, la plongée dans les cenotes a été hautement réglementée afin d’en faire une activité touristique sans risque et d’éviter les accidents qui ont endeuillé les multiples tentatives d’exploration de cet incroyable univers marin. Plus de cent gouffres, grottes et réseaux ont été inventoriés entre Cancun et Tulum. Les principaux sont ceux de Dos Ojos - plus de cent kilomètres de galeries - et de Nohoch - près de vingt kilomètres de couloirs - au sud de Playa del Carmen. Mais la plongée grand public en cenote se pratique toujours avec en point de mire l’ouverture qui donne sur le jour. Au-delà de cette zone de lumière naturelle s’annonce le domaine réservé de la plongée spéléo signalée par un panneau à tête de mort. Histoire de poser le cadre de votre investigation si d’aventure l’expérience vous tentait.